Ce verbe ne s'emploie ordinairement que comme malédiction bénigne, à la troisième personne de l'indicatif:—«Que le bon Dieu vous patafiole!»
- PATAGUEULE, s. m. Homme compassé, oui fait sa tête et surtout sa gueule,—dans l'argot des sculpteurs sur bois.
- PATAPOUF, s. m. Homme et quelquefois Enfant bouffi, épais, lourdaud.
On dit aussi Gros Patapouf mais c'est un pléonasme inutile.
- PATAQUÈS, s. m. Faute de français grossière, liaison dangereuse,—dans l'argot des bourgeois, qui voudraient bien passer pour des puristes.
- PATARASSES, s. f. pl. Tampons que les forçats glissent entre leur anneau de fer et leur chair, afin d'amortir la pesanteur de la manicle sur les chevilles et le cou-de-pied.
- PATARD, s. m. Pièce de monnaie, gros sou,—dans l'argot des faubouriens, qui ne se doutent pas qu'ils emploient là une expression du temps de François Villon:
«Item à maistre Jehan Cotard
Auquel doy encore un patard...
A ceste heure je m'en advise.»
(Le Grand-Testament.)
- PATAUD, s. et adj. Lourdaud, grossier, niais,—dans l'argot du peuple.
- PATAUGER, v. n. Ne pas savoir ce qu'on fait ni ce qu'on dit.
- PATE, s. m. Apocope de patron,—dans l'argot des graveurs sur bois.
- PATÉ, s. m. Tache d'encre sur le papier,—dans l'argot des écoliers, qui sont de bien sales pâtissiers.
On dit aussi Barbeau.