On le dit quelquefois aussi de la Pie.
- PERRUQUE, s. f. Cheveux en broussailles, mal peignés,—dans l'argot des bourgeois, ennemis des coiffures romantiques.
- PERRUQUE, s. f. Détournement de matériaux appartenant à l'Etat,—dans l'argot des invalides, souvent commis à leur garde.
Faire une perruque. Vendre ces matériaux.
- PERRUQUE, adj. et s. Vieux, suranné, classique,—dans l'argot des romantiques, qui avaient en horreur tout le siècle de Louis XIV.
Le parti des perruques. L'École classique,—qu'on appelle aussi l'École du Bon Sens.
- PERRUQUEMAR, s. m. Coiffeur,—dans l'argot des faubouriens.
- PERRUQUER (Se). Porter de faux cheveux pour faire croire qu'on en a beaucoup. Argot du peuple.
Du temps de Tabourot, on disait une perruquée en parlant d'une Coquette à la mode qui ajoutait de faux cheveux à ses cheveux naturels,—comme faisaient les coquettes du temps de Martial, comme font les femmes de notre temps. D'où vient cette épigramme du seigneur des Accords:
«Janneton ordinairement
Achepte ses cheveux, et jure
Qu'ils sont à elle entièrement: