Est-elle à vostre advis perjure?»
Vous devinez la réponse: Non, elle n'est point «perjure» parce que ce que nous achetons est nôtre.
- PERSIENNES, s. f. pl. Lunettes,—dans l'argot des voyous.
- PERSIL DANS LES PIEDS (Avoir du). Se dit d'une femme qui a les pieds sales—à force d'avoir marché.
- PERSILLER, v. n. Raccrocher,—dans l'argot des souteneurs de filles.
On dit aussi Aller au persil et Travailler dans le persil.
Francisque Michel, qui se donne tant de peine pour retrouver les parchemins de mots souvent modernes qu'il ne craint pas, malgré cela, de faire monter dans les carrosses du roi, reste muet à propos de celui-ci, pourtant digne de sa sollicitude. Il ne donne que Pesciller, prendre. En l'absence de tout renseignement officiel, me sera-t-il permis d'insinuer que le verbe Persiller pourrait bien venir de l'habitude qu'ont les filles d'exercer leur déplorable industrie dans les lieux déserts, dans les terrains vagues—où pousse le persil?
- PERSILLEUSE, s. f. Femme publique.
Se dit aussi du Jeune homme qui joue le rôle de Giton auprès des Encolpes de bas étage.
- PERTUIS AUX LÉGUMES, s. m. La gorge,—dans l'argot des ouvriers qui ont servi dans l'infanterie de marine.
D'où: Faire tour-mort et demi-clef sur le pertuis aux légumes, pour: Etrangler quelqu'un.
- PESCILLER D'ESBROUFFE, Prendre de force, d'autorité—dans l'argot des voleurs.
- PÈSE ou PÈZE, s. f. Résultat d'une collecte faite entre voleurs libres au profit d'un voleur prisonnier; résultat pesant.
- PESSIGUER, v. a. Ouvrir, soulever,—dans l'argot des voleurs.