- PINCER DE LA GUITARE, v. n. Être prisonnier,—par allusion à l'habitude qu'ont les détenus d'étendre les mains sur les barreaux de leur prison ou sur le treillage en fer du parloir grillé.
On dit aussi pincer de la harpe.
- PINCER UN COUP DE SIROP, v. a. Boire à s'en griser un peu,—dans l'argot des faubouriens.
- PINCE-SANS-RIRE, s. m. Homme caustique, qui blesse les gens sans avoir l'air d'y toucher, ou qui dit les choses les plus bouffonnes sans se dérider.
On dit aussi Monsieur Pince-sans-rire.
- PINCE-SANS-RIRE, s. m. Agent de police,—dans l'argot des voleurs.
- PINCETTES, s. f. pl. Mouchettes,—dans l'argot des francs-maçons, qui disent aussi Pinces.
- PINCETTES, s. f. pl. Les jambes,—surtout lorsqu'elles sont longues et maigres. Argot des faubouriens.
- PINCHARD, E, adj. De mauvais goût, un peu canaille,—dans l'argot des gens de lettres.
Se dit surtout à propos de la Voix de certaines filles habituées à parler haut dans les soupers de garçons.
- PINCHARD, s. m. Siège pliant,—dans l'argot des artistes.
- PINGRE, s. et adj. Avare; homme qui pousse l'économie jusqu'au vice. Argot du peuple.
Signifie aussi Voleur.
- PINGRERIE, s. f. Ladrerie.
- PINTER, v. n. Boire abondamment.
- PINXIT, s. m. Peintre,—dans l'argot des artistes, qui font ainsi allusion au verbe latin qu'ils ajoutent toujours à leur nom au bas de leurs toiles.
- PIOCHE, s. f. Le no 7,—dans l'argot des joueurs de loto.
- PIOCHE, s. f. Fourchette,—dans l'argot des francs-maçons.
- PIOCHE, s. f. Travail, besogne quelconque,—dans l'argot des ouvriers.