- PIOCHE, s. f. Etude, apprentissage de la science des mathématiques,—dans l'argot des Polytechniciens.
Temps de pioche. Les quinze jours qui précèdent les interrogations générales et pendant lesquels les élèves repassent soigneusement l'analyse, la géométrie et la mécanique.
- PIOCHE (Être). Être bête comme une pioche,—dans l'argot du peuple.
- PIOCHER, v. a. et n. Étudier avec ardeur, se préparer sérieusement à passer ses examens,—dans l'argot des étudiants.
Piocher son examen. Se préparer à le bien passer.
- PIOCHER, v. n. Avoir recours au tas,—dans l'argot des joueurs de dominos, dont la main fouille ce tas.
On dit aussi Aller à la pioche.
- PIOCHER, v. a. Battre, donner des coups à quelqu'un,—dans l'argot des faubouriens.
Se piocher. Se battre.
- PIOCHEUR, s. m. Etudiant qui se préoccupe plus de ses examens que de Bullier, et des cours de l'Ecole que des demoiselles des bastringues du quartier.
- PION, s. m. Maître d'études,—dans l'argot des collégiens, qui le font marcher raide, cet âge étant sans pitié.
- PION (Être). Avoir bu, être ivre-mort,—dans l'argot des typographes.
- PIONCE, s. f. Sommeil,—dans l'argot des faubouriens.
- PIONCER, v. n. Dormir.
- PIONCEUR, adj. et s. Homme qui aime à dormir.
- PIOU, s. m. Soldat.
On dit plutôt Pioupiou.