Avoir son plumet. Être gris.

On dit aussi Avoir son panache.

L'expression est vieille—comme toutes les plaisanteries fécales.

«Et dit-on que de la plus fine
Son brun visage fut lavé?...»
(Cabinet satyrique.)

Malgré tout mon respect pour l'autorité de la parole de mes devanciers et mon admiration pour leur ingéniosité, à propos de ce mot encore, je suis forcé de les prendre à partie et de leur chercher une querelle—non d'Allemand, mais de Français. L'un, fidèle à son habitude de sortir de Paris pour trouver l'acte de naissance d'une expression toute parisienne, prend le coche et s'en va en Normandie tout le long de la Seine, où il pêche un poisson dans les entrailles duquel il trouve, non pas un anneau d'or, mais l'origine du mot pochard: des frais de voyage et d'érudition bien mal employés! L'autre, qui brûle davantage, veut qu'un pochard soit un homme «qui en a plein son sac ou sa poche». Si cette étymologie n'est pas la bonne, elle a au moins le mérite de n'être pas tirée par les cheveux. Mais, jusqu'à preuve du contraire, je croirai que l'ivrogne ayant l'habitude de se battre, de se pocher, on a dû donner tout naturellement le nom de pochards aux ivrognes.

On dit aussi Poche, au masculin, à propos d'un ivrogne.