- POIL, s. m. Réprimande, objurgation,—dans l'argot des ouvriers paresseux.
- POIL, s. m. Courage,—dans l'argot du peuple, qui, sans croire, comme les Anciens, aux gens qui naissent avec des poils sur le cœur (V. Pline, Histoire naturelle), a raison de supposer que les gens velus de corps sont plus portés à l'énergie que ceux a corps glabre. D'où les deux expressions: Avoir du poil, c'est-à-dire du courage, et Être à poils, c'est-à-dire résolu.
- POIL (Faire le). Surpasser, faire mieux ou plus vite,—dans le même argot.
Signifie aussi: Jouer un tour. Supplanter.
Autrefois on disait Faire la barbe.
- POILS (Être à). Être nu.
Monter à poils. Monter un cheval sans selle.
- POINT, s. m. Pièce d'un franc,—dans l'argot des marchands d'habits.
- POINT DE CÔTÉ, s. m. Tiers gêneur,—celui qui, par exemple, vous empêche, par sa présence, de lever une femme ou de l'emmener après l'avoir levée.
Signifie aussi Créancier.
- POINT DE JUDAS, s. m. Le nombre treize,—dans l'argot du peuple.
- POINTE, s. f. Demi-ivresse,—dans l'argot des faubouriens.
Avoir sa pointe. Être gris.
Avoir une petite pointe. Avoir bu un verre de trop.