- POLICHINELLE, s. m. Grand verre d'eau-de-vie,—dans l'argot des chiffonniers, qui aiment à se payer une bosse.
Agacer un polichinelle sur le zinc. Boire un verre d'eau-de-vie sur le comptoir du cabaretier.
- POLI COMME UNE PORTE DE PRISON, adj. Brutal,—dans l'argot ironique du peuple, qui sait avec quel sans-façon les guichetiers vous rejettent la porte au nez.
- POLISSON, s. m. Gamin.
- POLISSON, s. m. Impertinent,—dans l'argot des bourgeois.
- POLISSON, s. m. Libertin,—dans l'argot des bourgeoises.
- POLISSON, s. m. Amas de jupons pour avantager les hanches.
Le mot est de madame de Genlis.
Aujourd'hui on dit mieux Tournure.
- POLISSONNER, v. n. Faire le libertin,—dans l'argot des bourgeois.
- POLITESSE, s. f. Offre d'un verre de vin sur le comptoir,—dans l'argot du peuple qui entend la civilité à sa manière.
Une politesse en vaut une autre. Un canon doit succéder à un autre canon.
- POLKA, s. m. Petit jeune homme qui suit trop religieusement les modes, parce qu'en 1843-44, époque de l'apparition de cette gigue anglaise croisée de valse allemande, il était de bon goût de s'habiller à la polka, de chanter à la polka, de marcher à la polka, de dormir à la polka, etc. A Paris, les ridicules poussent comme sur leur sol naturel: ils ont pour fumier la bêtise.
- POLKA, s. m. Photographie à deux personnages dans un costume non autorisé par la Morale. Argot des modèles.
- POLKA (A la). Très bien, à la mode du jour.
- POLKA, s. f. Correction, danse,—dans l'argot des faubouriens.
Faire danser la polka à quelqu'un. Le battre.