L'expression, quoique injurieuse pour une nation héroïque, mérite d'être conservée, d'abord parce qu'elle est passée dans le sang de la langue parisienne, qui s'en guérira difficilement; ensuite parce qu'elle est, à ce qu'il me semble, une date, une indication historique et topographique. Ne sort-elle pas, en effet, de l'ancienne rue d'Errancis,—depuis rue du Rocher,—au haut de laquelle était le fameux cabaret-guinguette dit de la Petite-Pologne, et ce cabaret n'avait-il pas été fondé vers l'époque du démembrement de la Pologne?

Être pomaqué. Être arrêté.

L'expression a été employée pour la première fois en littérature par M. Fortuné Calmels.

Pomme de canne. Figure grotesque, physionomie bouffonne.

Bêtise pommée. Grande ou grosse bêtise.

C'est pommé! C'est réussi à souhait.