- POTEAUX, s. m. pl. Jambes solides,—dans l'argot des faubouriens.
On se souvient de la définition, par Gavarni, d'une danseuse maigre de partout, et ayant la réputation de ruiner ses amants: «Deux poteaux qui montrent la route de Clichy.»
- POTET, s. et adj. Maniaque, radoteur, vieil imbécile.
On dit aussi Vieux potet,—même à un jeune homme.
Ne serait-ce pas une syncope d'empoté? ou une allusion à la vieille toupie qui sert de potet aux enfants?
- POTIN, s. m. Bavardage de femmes, cancan de portières,—dans l'argot du peuple, qui a emprunté ce mot au patois normand.
Faire des potins. Cancaner.
Se faire du potin. Se faire du mauvais sang, s'impatienter à propos de médisance ou d'autre chose.
- POTINER, v. n. Bavarder, faire des cancans, des potins.
- POU AFFAMÉ, s. m. Ambitieux à qui l'on a donné un emploi lucratif et qui veut s'y enrichir en peu de temps.
- POUCE (Avoir du). Avoir de la vigueur; être fièrement campé, crânement exécuté,—dans l'argot des artistes.
- POUDRE DE PERLINPINPIN, s. f. Remède sans efficacité; graine d'attrape,—dans l'argot du peuple.
- POUDRE D'ESCAMPETTE, s. f. Fuite.
Prendre la poudre d'escampette. S'enfuir.