On dit aussi Pot-à-chien.
- POTAGE AVEUGLE, s. m. Potage qui devrait être gras, avoir des yeux de graisse, et qui est maigre. Argot du peuple.
- POTAGER, s. m. Prostibulum,—dans l'argot des voyous, pour qui, sans doute, les femmes sont vraiment les choux sous lesquels poussent les enfants.
- POTARD, s. m. Pharmacien,—dans l'argot des faubouriens.
Plus spécialement Pharmacien militaire.
- POTASSER, v. n. S'impatienter, bouillir de colère ou d'ennui,—dans le même argot.
- POTASSER, v. n. Travailler beaucoup,—dans l'argot des Saint-Cyriens et des lycéens.
- POTASSEUR, s. m. Elève très bien coté à son cours et très mal quant aux aptitudes militaires.
- POT-AU-FEU, s. m. L'endroit le plus charnu du corps humain,—dans l'argot des faubouriens, qui l'ont pris depuis longtemps pour cible de leurs plaisanteries et de leurs coups de pied.
- POT-AU-FEU, s. et adj. Commun, vulgaire, bourgeois,—dans l'argot des petites dames.
Être pot-au-feu. Être mesquin.
Devenir pot-au-feu. Se ranger épouser un imbécile ou un myope incapable de voir les taches de libertinage que certaines femmes ont sur leur vie.
- POT-BOUILLASSER (Se). Se marier de la main gauche ou de la main droite,—dans l'argot des troupiers.
- POT-BOUILLE, s. f. Cuisine,—ou plutôt chose cuisinée. Argot des ouvriers.
Au figuré, Faire sa petite pot-bouille. Arranger ses petites affaires dans l'intérêt de son propre bien-être.
- POTENCE, s. f. Homme ou femme d'une grande rouerie, qui ne vaut pas la corde qu'on achèterait pour les pendre.
On dit aussi Roué comme une potence.