- POUSSER LE BOIS, v. a. Jouer aux échecs ou aux dames,—dans l'argot du peuple, qui a eu l'honneur de prêter ce verbe au neveu de Rameau.
- POUSSER DANS LE BATTANT (Se). Boire ou manger, mais surtout boire.
- POUSSER LE BOUM DU CYGNE. Mourir,—dans l'argot des faubouriens, qui disent cela à propos des garçons de café et de leur fatigant boum! pas de crème, messieurs?
- POUSSER SA POINTE, v. ac. S'avancer dans une affaire quelconque,—mais surtout dans une entreprise amoureuse.
«Que de projets ma tête avorte tour à tour!
Poussons toujours ma pointe et celle de l'amour.»
dit une comédie-parade du XVIIIe siècle (le Rapatriage).
- POUSSER SON ROND, v. a. Alvum deponere,—dans l'argot des maçons.
- POUSSER UN BATEAU, v. a. Avancer une chose fausse, inventer une histoire, mentir. Argot des faubouriens.
On dit aussi: Monter un bateau.
On dit aussi: Pousser une histoire.
- POUSSIER, s. m. Monnaie,—dans l'argot des voleurs.
- POUSSIER, s. m. Lit d'auberge ou d'hôtel garni de bas étage,—dans l'argot des faubouriens.
- POUSSIER DE MOTTE, s. m. Tabac à priser.
On dit aussi simplement Poussier.
- POUSSIF, adj. Qui n'a plus de souffle, qui n'en peut plus,—dans l'argot du peuple, qui, travaillant comme un cheval, en a naturellement les infirmités.
- POUVOIR EXÉCUTIF, s. m. Enorme canne en spirale que portaient les Incroyables sous le Directoire.