On dit aussi: Prendre du souffleur.
- PRENDRE DE BEC (Se), v. pron. Se dire des injures,—dans l'argot des bourgeois.
- PRENDRE DES MITAINES, v. a. Prendre des précautions pour dire ou faire une chose,—dans l'argot du peuple, qui emploie cette expression avec ironie.
On dit aussi: Prendre des gants.
- PRENDRE DES TEMPS DE PARIS. Augmenter l'effet d'un mot par une pantomime préalable,—dans l'argot des comédiens de la banlieue et de la province.
- PRENDRE LA TANGENTE. S'échapper de l'Ecole,—dans l'argot des Polytechniciens.
- PRENDRE LE COLLIER DE MISÈRE, v. a. Se mettre au travail,—dans l'argot du peuple, qui prend et reprend ce collier-là depuis longtemps.
Quitter le collier de misère. Avoir fini sa journée et sa besogne et s'en retourner chez soi.
- PRENDRE SES INVALIDES, v. n. Se retirer du commerce,—dans l'argot des bourgeois.
- PRENDRE SES JAMBES A SON COU. Courir.
- PRENDRE SON CAFÉ AUX DÉPENS DE QUELQU'UN. Se moquer de lui par parole ou par action.
- PRENDRE UN BILLET DE PARTERRE, v. a. Tomber sur le dos,—dans l'argot facétieux du peuple.
- PRENDRE UN PINÇON, v. a. Se laisser pincer le doigt entre deux pierres ou deux battants.
- PRÉSOMPTIF, s. m. Enfant—qui est toujours l'héritier présomptif de quelqu'un.
- PRESSE, s. f. Nécessité à faire ou dire une chose; empressement.
Il n'y a pas de presse. Il n'est pas nécessaire de faire cela,—du moins pour le moment. Cela ne presse pas.
- PRESSER A CARREAU FROID, v. a. Faire ce qu'un autre ne pourrait pas faire,—dans l'argot des tailleurs, qui savent qu'on ne peut venir à bout d'une pièce qu'avec un carreau très chaud.
- PRÊT, s. m. Paie,—dans l'argot des soldats.
- PRÊTER CINQ SOUS A QUELQU'UN. Lui donner un soufflet, c'est-à-dire les cinq doigts sur le visage,—dans l'argot des faubouriens.
- PRÊTER LOCHE. Prêter l'oreille, écouter,—dans l'argot des voleurs.
- PREU, s. et adj. Premier—dans l'argot des enfants et des ouvriers.
- PRÉVÔT, s. m. Chef de chambrée,—dans l'argot des prisons.
- PRIANTE, s. f. Eglise,—dans l'argot des voleurs.
- PRINCE, s. m. Galeux,—dans l'argot facétieux et elliptique des faubouriens. Ils disent Prince, mais ils sous-entendent de Galles.
Princesse. Galeuse.
- PRINCE DU SANG, s. m. Meurtrier,—dans l'argot sinistrement facétieux du peuple.
- PRINCE RUSSE, s. m. Entreteneur,—dans l'argot de Breda-Street, où il semble que la générosité, comme la lumière, vienne exclusivement du Nord.
- PRINCESSE DE L'ASPHALTE, s. f. Petite dame,—dans l'argot des gens de lettres.