On dit aussi Père Rabat-joie.
- RABIAGE, s. m. Rente,—dans l'argot des voleurs.
- RABIAU, s. m. Résidu; reste de portion,—dans l'argot des faubouriens, qui ont emprunté ce mot à l'argot des marins.
On dit aussi Rabiautage.
- RABIAU, s. m. Malade qui, dans certains hôpitaux, rend certains services à ses camarades de salle, comme de faire leurs lits, de brosser leurs effets, etc. On lui donne quelquefois de l'argent et, le plus souvent, des restes de soupe.
- RABIAU, s. m. Temps qui reste à faire,—dans l'argot des troupiers.
On dit aussi Surcroît de punition.
- RABIAUTER, v. n. Boire ce qui reste dans le bidon.
Je ne sais pas d'où vient rabiau, mais rabiauter vient certainement de rebibere (boire de nouveau).
- RABIBOCHAGE, s. m. Boni, dédommagement, consolation,—dans l'argot des enfants, qui font entre eux ce que M. Bénazet fait pour les décavés de Bade: à celui qui a perdu toutes ses billes à la bloquette ils en rendent une douzaine pour qu'il puisse en aller gagner d'autres—à d'autres.
- RABIBOCHER, v. a. Réconcilier des gens fâchés,—dans l'argot des bourgeois.
Se rabibocher. Se réconcilier.
- RABLÉ, adj. Homme solide des épaules et des reins,—dans l'argot du peuple.
- RABOTER LE SIFFLET (Se). Boire un verre d'eau-de-vie ou de vin.
- RABOUILLÈRE, s. f. Maison de triste apparence, comme il y en a tant encore dans le faubourg Marceau, nids à rats et à punaises, trous à lapins plutôt que demeures humaines.
- RABOUIN, s. m. Le Diable,—dans l'argot des voleurs.
- RABOULER, v. n. Revenir, abouler de nouveau,—dans l'argot des faubouriens.
- RABROUER, v. a. Gronder, brutaliser, parler rudement,—dans l'argot du peuple.