- RADURER, v. a. Repasser sur la meule,—dans l'argot des voleurs.
- RADUREUR, s. m. Repasseur de couteaux.
- RAFALE, s. f. Misère,—dans l'argot du peuple, en proie aux bourrasques continuelles de la vie.
- RAFALÉ, adj. et s. Misérable, pauvrement vêtu ou de triste mine.
Ne faudrait-il pas dire plutôt affalé? Je crois que oui. Les marins, voulant peindre le même état d'ennui, d'embarras, de misère, disent au figuré Être affalé sur la côte,—ce qui est, en somme, être à la côte.
- RAFALER, v. a. Abaisser, humilier,—dans l'argot des voleurs, qui savent mieux que personne combien la misère ou des vêtements pauvres peuvent ravaler un homme.
- RAFALER (Se), v. réfl. Devenir pauvre; porter des vêtements usés,—dans l'argot du peuple.
- RAFFURER, v. a. Regagner,—dans l'argot des voleurs.
- RAFFUT, s. m. Tapage,—dans l'argot du peuple.
- RAFIAU, s. m. Domestique d'hôpital, infirmier.
- RAFIOT, s. m. Chose de peu d'importance; camelotte.
Cette expression est empruntée au vocabulaire des marins, qui appellent ainsi tout Bâtiment léger.
- RAFISTOLER, v. a. Raccommoder.
- RAFISTOLER (Se), v. réfl. S'habiller à neuf, ou seulement Mettre ses habits du dimanche.
- RA-FLA, s. m. pl. Notes fréquemment exécutées sur le tambour.
- RAFLE, s. f. Arrestation d'une bande de gens; main basse faite sur une certaine quantité de choses. Argot du peuple.
- RAFLER, v. a. Prendre, saisir, chiper.
- RAFRAÎCHIR (Se), v. réfl. Se battre au sabre,—dans l'argot des troupiers.
On dit aussi: Se rafraîchir d'un coup de sabre.
- RAGE DE DENTS, s. f. Grosse faim,—dans l'argot du peuple.
- RAGOT, s. m. Cancan, médisance,—sans doute par allusion aux grognements des sangliers de deux à trois ans, moins inoffensifs que ceux des marcassins.
- RAGOTER, v. n. Murmurer, gronder sourdement.
On dit aussi Ragonner.
- RAGOÛT, s. m. Assaisonnement d'un plaisir quelconque.
S'emploie souvent en mauvaise part: