On dit aussi Raton.
Courir le rat. Voler la nuit dans une auberge ou dans un hôtel garni.
- RAT, s. m. Caprice,—dans l'argot du peuple, qui dit cela aussi bien à propos des serrures qui ne vont pas que des gens qui font mauvaise mine.
Autrefois, Avoir des rats c'était «avoir l'esprit folâtre, bouffon, étourdi, escarbillard, farceur et polisson».
- RAT, s. et adj. Avare; homme intéressé.
- RAT, s. m. Bougie cordelée et repliée de façon à tenir dans la poche. On l'appelle aussi, rat de cave.
- RAT, s. m. Retardataire,—dans l'argot des Polytechniciens.
Rat de ponts. Celui qui, après son examen de sortie, est exclu par son rang des Ponts-et-Chaussées.
Rat de soupe. Celui qui arrive trop tard au réfectoire.
- RAT, s. m. Petite fille de sept à quatorze ans, élève de la danse qui est à la première danseuse ce que le saute-ruisseau est au notaire, et qui devient bien plus facilement célèbre comme courtisane que comme rivale de Fanny Essler.
Le mot date de la Restauration, quoique quelques personnes—mal informées—lui aient donné, comme date, 1842, et comme père, Nestor Roqueplan.
- RATA, s. m. Ragoût de pommes de terre et de lard,—dans l'argot des troupiers.
- RATAFIAT DE GRENOUILLE, s. m. L'eau,—dans l'argot du peuple.