- RANCART, v. Rencart.
- RANG, s. m. Armature de bois qui supporte toujours les casses, et quelquefois les ouvriers typographes.
- RAPATRIER (Se). Se réconcilier,—dans l'argot du peuple.
- RAPE, s. f. Le dos,—dans l'argot des voleurs.
- RAPIAT, s. m. Auvergnat, Savoyard. Même argot.
- RAPIAT, s. et adj. Cupide, avare, un peu voleur même,—dans l'argot du peuple.
- RAPIN, s. m. Mauvais peintre,— dans l'argot des bourgeois.
- RAPIOT, s. m. Pièce mise à un habit ou à un soulier,—dans l'argot des faubouriens.
- RAPIOTER, v. a. Rapiécer.
- RAPIOTER, v. a. Fouiller,—dans l'argot des voleurs.
- RAPIQUER, v. n. Revenir quelque part, retourner à quelque chose. Argot des faubouriens.
On dit aussi et mieux Rappliquer.
- RAPPORTEUR, s. m. Elève qui dénonce ses camarades au maître. Argot des écoliers.
- RASER, v. a. Ennuyer, être importun,—comme le sont ordinairement les barbiers, gens qui se croient obligés, pour distraire leurs pratiques sur la sellette, de leur raconter des fariboles, des cancans, des anas aussi vieux que Mathusalem. Argot du peuple et des gens de lettres.
On disait il y a cent ans: Faire la barbe.
- RASIBUS, prép. Tout près, tout contre, au ras,—dans l'argot du peuple.
- RASOIR, s. m. Homme ennuyeux.
Rasoir anglais. Le plus ennuyeux,—les rasoirs qui viennent de Londres ayant la réputation d'être les plus coupants du monde.
On dit aussi Raseur.
- RASOIR! Exclamation de la même famille que Des navets!
- RASOIR NATIONAL, s. m. La guillotine,—dans l'argot des révolutionnaires de 1793.
Passer sous le rasoir national. Être exécuté.
- RAT, s. m. Petit voleur qui entre dans une boutique un peu avant sa fermeture, se cache sous le comptoir en attendant que les maîtres du logis soient couchés, et, lorsqu'il est assuré de l'impunité, ouvre la porte à ses complices du dehors.