- RAMASSER (Se), v. réfl. Se relever lorsqu'on est tombé.
- RAMASSER SES OUTILS. Mourir,—dans l'argot des ouvriers.
- Ramastiquer, v. a. Ramasser,—dans l'argot des voleurs.
- RAMASTIQUEUR, s. m. Variété de filous décrite par Vidocq.
- RAMBUTEAU, s. m. Colonne ad usum lotii des promeneurs, établie le long de nos boulevards sous l'édilité du comte de Rambuteau.
- RAME, s. f. Plume,—dans l'argot des voleurs.
- RAMENEUR, s. m. Homme affligé de calvitie, qui essaye de la dissimuler en ramenant habilement ses derniers cheveux sur le devant de sa tête—et «empruntant ainsi un qui vaut dix».
- RAMENEUSE, s. f. Petite dame dont la spécialité est de faire espalier à la porte des cafés du boulevard, vers l'heure de la fermeture, afin d'y nouer connaissance avec quelque galant homme.
- RAMICHER, v. a. Réconcilier des gens fâchés—dans l'argot du peuple.
Se ramicher. Se dit des amants qui se reprennent après s'être quittés.
- RAMOLLI, s. et adj. Imbécile, ou simplement Ennuyeux,—dans l'argot des faubouriens.
- RAMONA, s. m. Petit Savoyard, qui, aux premiers jours d'automne, s'en vient crier: haut en bas, par les rues des villes, barbouillé de suie, raclette à la ceinture et sac au dos. C'est parfois un petit Auvergnat.
- RAMONER, v. n. Murmurer, marmotter, parler entre ses dents,—par allusion au bruit désagréable que fait le ramona en montant et en descendant dans la cheminée qu'il nettoie.
- RAMPE, s. f. Le cordon des lumières qui éclairent la scène,—dans l'argot des coulisses.
Se dit aussi pour: Théâtre, scène, coulisses.
Princesse de la rampe. Actrice.
Se brûler à la rampe. Jouer pour soi,—s'approcher trop près du public, sans s'occuper des autres acteurs en scène.
Rampeau! Coup nul,—dans l'argot des enfants, lorsqu'ils jouent aux billes ou à la balle.
Les vieux joueurs de boule emploient la même expression à propos du second coup d'une partie en deux coups de boule.
- RAMPONER, v. n. Boire, s'enivrer.
L'expression date évidemment du fameux Ramponneau, le cabaretier de la Courtille.