Se dit à propos d'un Mot scabreux, d'une anecdote croustilleuse.
La trouver raide. Être étonné ou offensé de quelque chose.
- RAIDE, adj. Complètement gris,—parce que l'homme qui est dans cet état abject fait tous ses efforts pour que cela ne s'aperçoive pas, en se raidissant, en essayant de marcher droit et avec dignité.
On dit aussi Raide comme la Justice.
- RAIDE COMME BALLE, adv. Rapidement.
- RAIDIR, v. n. Mourir.
On dit aussi Raidir l'ergot, ou les ergots.
- RAILLE, s. f. Les agents de police en général,—dans l'argot des voleurs.
- RAILLE, s. m. Mouchard.
- RAISINÉ, s. m. Sang,—dans le même argot.
- RAISINÉ (Faire du), v. a. Saigner du nez,—dans l'argot du peuple, qui n'a pas emprunté cette expression aux voleurs.
- RAJOUTER, v. a. Ajouter,—dans l'argot des bourgeois, qui parlent souvent le français des réalistes, émaillé de pléonasmes.
- RALEUR, s. m. Faux amateur de livres qui bouscule les boîtes sans rien acheter. Argot des bouquinistes.
- RALEUSE, s. et adj. Femme qui marchande tout sans rien acheter,—dans l'argot des boutiquiers.
- RALEUSE, s. f. Courtière, femme chargée d'arrêter les passant pour leur proposer de la marchandise. Argot des marchandes du Temple.
- RAMA, s. m. Grelot que les artistes trouvaient drôle, vers 1838, d'attacher à tous leurs mots, pour parodier les Dioramas, les Panoramas et autres Géoramas alors en vogue. C'était leur javanais.
Parler en rama. Ajouter rama à toutes les phrases.
- RAMASSER, v. a. Arrêter; conduire en prison,—dans l'argot des faubouriens.
Se faire ramasser. Se faire arrêter.