Signifie aussi: Vieux vaudeville, vieille plaisanterie, etc.
- RÉCHAUFFER, v. a. Ennuyer,—dans l'argot des voleurs.
- RÊCHE, s. m. Sou,—dans l'argot des faubouriens, qui trouvent le billon rude.
- RÊCHU, adj. et s. Homme désagréable, grincheur,—dans l'argot du peuple.
- RÉCLAME, s. f. Eloge pompeux et ridicule que les journaux décernent—moyennant cinq francs la ligne—à toute œuvre ou à tout médicament qui est le moins digne d'être loué.
- RECONDUIRE, v. a. Siffler,—dans l'argot des coulisses.
- RECONDUIRE QUELQU'UN. Le renvoyer à coups de pied ou à coups de poing,—dans l'argot des faubouriens.
On dit aussi Faire la conduite.
- RECONOBRER, v. a. Reconnaître,—dans l'argot des voleurs.
- RECOQUER (Se), v. réfl. S'habiller à neuf; reprendre de nouvelles forces, revenir à la santé. Argot du peuple.
- RECORDER, v. a. Prévenir quelqu'un de ce qui doit lui arriver,—dans l'argot des voleurs.
- RRecta, adv. Net, sans rien laisser ni devoir,—dans l'argot du peuple.
Payer recta. Payer jusqu'au dernier sou.
C'est l'adverbe latin détourné de son sens.
- RÉCURER (Se), v. réfl. Se purger.
Se faire récurer. Se faire traiter à l'hôpital du Midi.
- RÉDAM, s. f. Grâce,—dans l'argot des voleurs, qui cependant ne croient pas à leur rédemption.
- REDOUBLEMENT DE FIÈVRE, s. m. Révélation d'un nouveau fait à charge,—dans le même argot.
- REDRESSE, s. f. Institution toute parisienne, composée de bohèmes qui ne veulent pas demander au travail les moyens d'existence qu'il ne leur refuserait pas, et préfèrent s'adresser pour cela au Hasard, ce dieu des paresseux et des fripons.
Chevalier de la Redresse. Industriel qui carotte le vivre et le couvert à tout gobe-mouches disposé à écouter ses histoires.