- REBOUISER, v. a. Remarquer, distinguer,—dans l'argot des faubouriens.
Le verbe est désormais consacré pour eux par la chanson de l'Assommoir (o lepida cantio!) où l'on dit:
«Faut pas blaguer, le treppe est batte;
Dans c'taudion i' s'trouv' des rupins.
Si queuq's gonziers train'nt la savate,
J'en ai r'bouisé qu'ont d's escarpins.»
- REBOUISER, v. a. Réparer, ravauder. Argot du peuple.
- REBOUISEUR, s. m. Savetier,—dans l'argot des revendeurs.
- REBOURS, s. m. Déménagement clandestin,—dans l'argot des voyous. (V. Vidocq, p. 55.)
- REBOUTER, v. a. Remettre un membre, réduire une fracture. Argot du peuple.
- REBOUTEUR, s. m. Chirurgien sans diplôme.
- RECALER, v. a. Rectifier, corriger. Argot des artistes.
- RECALER (Se), v. réfl. S'habiller à neuf, ou reprendre des forces quand on a été malade,—dans l'argot du peuple.
- RECARRER (Se), v. réfl. Faire le paon, le suffisant.
- RECEVOIR LA PELLE AU CUL, v. a. Être renvoyé de quelque part ou d'un emploi.
«Mon rival, j'en suis convaincu,
Va recevoir la pelle au cul!»
dit une chanson du temps de l'Empire.
- RECEVOIR SON DÉCOMPTE. Mourir,—dans l'argot des troupiers.
- RECHANGER (Se), v. réfl. Changer de linge ou d'habit; quitter les vêtements de travail pour mettre les vêtements du dimanche. Argot des ouvriers.
- RÉCHAUFFANTE, s. f. Perruque,—dans l'argot des voleurs.
- RÉCHAUFFÉ, s. m. Chose tardive, résolution intempestive, bonne inspiration venue après coup. Argot du peuple.