- RONFLER DU BOURRELET, v. n. Crepitare, ou alvum deponere,—dans l'argot du peuple.
On dit aussi Faire ronfler le bourrelet.
- RONRONNER, v. n. Faire le joli-cœur auprès d'une femme,—dans l'argot des ouvriers.
- RONRONNER, v. n. Ecrire de petits articles qui ne produisent qu'un bien petit bruit. Argot des gens de lettres.
- ROQUET, s. m. Homme de petite taille, et, à cause de cela, hargneux. Argot du peuple.
- ROSE DES VENTS, s. f. Le podex,—dans l'argot facétieux des faubouriens.
- ROSSARD, adj. et s. Mauvais compagnon.
- ROSSE, adj. des deux g. Homme sans consistance, femme sans pudeur.
Il n'est rien rosse! Se dit pour: Est-il canaille!
- ROSSÉE, s. f. Coups donnés ou reçus.
- ROSSER, v. a. Frapper, battre, étriller à coups de poing ou de bâton.
- ROSSIGNANTE, s. f. Flûte,—dans l'argot des voleurs.
- ROSSIGNOL, s. f. Fausse clé,—dans le même argot.
- ROSSIGNOL, s. m. Livre qui ne se vend pas,—dans l'argot des libraires.
Marchandise qui n'est pas de bonne défaite,—dans l'argot des boutiquiers.
- ROSSIGNOL D'ARCADIE, s. m. Ane,—dans l'argot des académiciens, à qui le mot propre répugne tant.
Ils disent aussi «Le patient animal qui...,» etc.
- ROTIN, s. m. Pièce de cinq centimes, sou,—dans l'argot des ouvriers. C'est sans doute une contrefaçon ironique du radis,—à cause de l'éructation.
- RÔTIR LE BALAI, v. a. Mener une vie obscure et misérable,—dans l'argot du peuple.
Avoir rôti le balai. Se dit d'une fille qui a eu de nombreuses aventures galantes, par allusion aux chevauchées sabbatiques des sorcières.