- ROULER, v. a. Se moquer, lutter d'esprit et d'impertinences,—dans l'argot des gens de lettres.
Se faire rouler. Avoir le dessous dans une affaire, dans une discussion.
- ROULER, v. n. Vagabonder, voyager,—dans l'argot du peuple.
On dit aussi Rouler sa bosse.
- ROULER DANS LA FARINE, v. a. Tromper, jouer un tour, user de finesse envers des gens trop simples.
- ROULER SA VIANDE DANS LE TORCHON, v. a. Se coucher,—dans l'argot des faubouriens.
- ROULEUR, s. m. Vagabond, homme suspect.
- ROULEUR, s. m. Chiffonnier.
- ROULEUR, s. m. Compagnon du tour de France chargé de présenter les ouvriers aux maîtres et de consacrer leur engagement.
- ROULEUSE, s. f. Femme de mauvaise vie qui roule de quartier en quartier à la recherche de l'homme philosophal. Argot du peuple.
- ROULOTIN, s. m. Roulier,—dans l'argot des voleurs.
- ROULOTTE, s. f. Voiture.
Grinchir une roulotte en salade. Voler sur une voiture.
- ROULOTTIER, s. m. Voleur qui a pour spécialité de dévaliser les voitures.
- ROULURE, s. f. Fille de la dernière catégorie,—dans l'argot des faubouriens.
- ROUMICHIPOTEUSE, s. f. Mijaurée, chipie.
- ROUPANÉ, adj. et s. Décavé aux billes ou à tout autre jeu exigeant une mise. Argot des gamins.
- ROUPIE, s. f. Punaise,—dans l'argot des voyous.
- ROUPIE, s. f. Mucosité de couleur ambrée qui sort du nez des priseurs, et tombe tantôt sur leur chemise, tantôt dans leur potage. Argot des faubouriens.
- ROUPIE DE SINGE, s. f. Rien,—dans l'argot des voleurs.
- ROUPILLER, v. n. Dormir,—dans l'argot des faubouriens, qui emploient ce verbe depuis plus d'un siècle.
Signifie aussi Avoir continuellement une roupie au nez.
- ROUPILLEUR, s. m. Grand dormeur—ou grand priseur.
- ROUPIOU, s. m. Élève en médecine qui s'essaye au métier dans les hôpitaux, sans être interne ni externe. C'est lui qui pose les cataplasmes et les vésicatoires. Argot des étudiants.
On l'appelle aussi Bénévole.