- ROUSCAILLER, v. a. Aimer,—dans l'argot des voleurs.
- ROUSCAILLER BIGORNE, v. n. Parler argot.
- ROUSCAILLEUR, s. m. Libertin.
- ROUSSE, s. f. La police,—dans l'argot des voyous.
- ROUSSE, s. m. Agent de police; sergent de ville.
On dit aussi Roussin.
Rousse à l'arnache. Agent de police de sûreté, qui reçoit unegratification proportionnée à l'utilité des renseignements qu'il donne ou à l'importance des captures qu'il fait faire.
- ROUSSIN, s. m. Baudet,—dans l'argot du peuple.
Se dit aussi d'un Cheval qui fait en marchant de fréquents sacrifices au dieu Crépitus.
- ROUSSINER, v. n. Faire de fréquents sacrifices au dieu Crépitus, sans plus de façon qu'un baudet.
- ROUSTIR, v. a. Tromper, duper,—dans l'argot des voleurs.
Signifie aussi Dévaliser.
- ROUSTISSEUR, s. m. Voleur.
- ROUSTISSEUSE, s. f. Fille ou femme de mauvaise vie,—dans l'argot des faubouriens.
- ROUSTISSURE, s. f. Escroquerie.
- ROUSTISSURE. s. f. Blague peu heureuse, rôle de peu d'importance,—dans l'argot des comédiens, qui sans doute ont voulu faire allusion au mot italien rostita, rôtie, maigre chose.
- ROYAUME DES TAUPES, s. m. La terre,—dans l'argot du peuple.
Partir pour le royaume des taupes. Mourir.
- RU, s. m. Ruisseau,—dans l'argot du peuple et des paysans des environs de Paris.