On dit aussi Rio.
L'expression coule de source: ρεω [grec: reô].
«Or beuvez fort tant que rû peut courir,
Ne reffusez, chassant ceste douleur,
Sans empirer un povre secourir,»
dit François Villon à sa maîtresse.
- RUBAN DE QUEUE, s. m. Long chemin, route qui n'en finit pas.
- RUBIS SUR PIEU, loc. adv. Argent comptant,—dans l'argot des faubouriens.
- RUDE, s. f. Chose difficile à croire, événement subit, désagréable,—dans l'argot du peuple.
- RUDE, adj. Courageux.
- RUDEMENT, adv. Extrêmement, remarquablement.
- RUE, s. f. L'espace réservé entre deux portants et figurant un chemin entre deux costières, Argot des coulisses.
- RUE AU PAIN, s. f. Le gosier,—dans l'argot du peuple.
- RUE BARRÉE, s. f. Rue où demeure un créancier,—dans l'argot des débiteurs.
On dit aussi Rue où l'on pave.
A en croire Léo Lespès, cette dernière expression serait due au duc d'Abrantès, fils de la duchesse d'Abrantès, et viveur célèbre.
- RUE DU BEC DÉPAVÉE, s. f. Bouche à laquelle des dents manquent,—dans l'argot des faubouriens.
- RUINE-MAISON, s. m. Homme prodigue, extravagant,—dans l'argot du peuple.
- RUISSELANT D'INOUÏSME, adj. Extraordinairement inouï.
L'expression appartient à M. Philoxène Boyer,—à qui on fera bien de ne pas la voler.
- RUOLZÉ, adj. Ce qui brille sans avoir de valeur intrinsèque, ce qui a une élégance ou une richesse de surface,—par allusion au procédé de dorure et d'argenture découvert par Ruolz.