Existence ruolzée. Vie factice, composée de fêtes bruyantes, de soupers galants, d'amis d'emprunt et de femmes d'occasion, mais dont le bonheur est absent.
Jeunesse ruolzée. C'est notre Jeunesse dorée, et elle vaut moins, quoiqu'elle soit aussi corrompue.
- RUP, adj. Grand, noble, élevé, beau, riche, élégant,—dans l'argot des faubouriens et des filles.
Francisque Michel fait venir ce mot du bohémien anglais rup et de l'indoustan rupa, argent,—d'où roupie. Pendant qu'il y était, pourquoi n'a-t-il pas fait descendre ce mot d'un rocher (rupes) ou d'une falaise (rupina) quelconque?
On dit aussi Rupart.
- RUPIN, s. et adj. Homme riche; fashionable, mis à la dernière mode,—ou plutôt à la prochaine mode. C'est le superlatif de Rup.
«Le rupin même a l'trac de la famine.
Nous la bravons tous les jours, Dieu merci!»
dit la chanson trop connue de M. Dumoulin.
On dit aussi Rupiné.
- RUPINE, s. f. Drôlesse, fille à grands tralalas de toilette et de manières.
- RUSTIQUE, s. m. Greffier,—dans l'argot des voleurs.
- RUSTIQUE, s. m. Décor représentant un intérieur villageois. Argot des coulisses.
- RUSTU, s. m. Greffe.
- RUTIÈRE, s. f. Fille publique d'une catégorie à part décrite par Vidocq (p. 73).