Existence ruolzée. Vie factice, composée de fêtes bruyantes, de soupers galants, d'amis d'emprunt et de femmes d'occasion, mais dont le bonheur est absent.

Jeunesse ruolzée. C'est notre Jeunesse dorée, et elle vaut moins, quoiqu'elle soit aussi corrompue.

Francisque Michel fait venir ce mot du bohémien anglais rup et de l'indoustan rupa, argent,—d'où roupie. Pendant qu'il y était, pourquoi n'a-t-il pas fait descendre ce mot d'un rocher (rupes) ou d'une falaise (rupina) quelconque?

On dit aussi Rupart.

«Le rupin même a l'trac de la famine.
Nous la bravons tous les jours, Dieu merci!»

dit la chanson trop connue de M. Dumoulin.

On dit aussi Rupiné.