- BONNE-GRACE, s. f. Toilette de tailleur.
- BONNET DE NUIT SANS COIFFE, s. m. Homme mélancolique,—dans l'argot du peuple.
- BONNET D'ÉVÊQUE, s. m. Le train de derrière d'une volaille. Argot des bourgeois.
- BONNET D'ÉVÊQUE, s. m. Petite loge du cintre. Argot des coulisses.
- BONNETEUR, s. m. Filou qui, dans les fêtes des environs de Paris, tient des jeux de cartes où l'on ne gagne jamais.
- BONNETIER, s. m. Homme vulgaire, ridicule,—dans l'argot des gens de lettres, qui méprisent les commerçants autant que les commerçants les méprisent.
- BONNET JAUNE, s. m. Pièce de vingt francs,—dans l'argot des filles.
- BON NEZ, s. m. Homme fin, qui devine ce qu'on veut lui cacher, au figuré, ou qui, au propre, devine qu'un excellent dîner se prépare dans une maison où il s'empresse d'aller—quoique non invité.
C'est l'olfacit sagacissime de Mathurin Cordier.
- BONNICHON, s. m. Petit bonnet d'ouvrière,—dans l'argot du peuple.
- BONO, adj. Bon, passable,—dans l'argot des faubouriens qui ont servi dans l'armée d'Afrique.
- BON POUR CADET! Se dit d'une lettre désagréable ou d'un journal ennuyeux que l'on met dans sa poche pour servir de cacata charta. C'est l'histoire du sonnet d'Oronte.
- BONSHOMMES, s. m. pl. Croquis,—dans l'argot des écoliers.
Ils disent Bonhommes.
- BONSHOMMES, s. m. pl. Nom que, par mépris, les filles donnent à leurs amants, et les gens de lettres à leurs rivaux.
- BORDÉE, s. f. Débauche de cabaret,—dans l'argot des ouvriers, qui se souviennent d'avoir été soldats de marine.
Courir une bordée. S'absenter de l'atelier sans permission.
Tirer une bordée. Se débaucher.
- BORDEL, s. m. Prostibulum,—dans l'argot du peuple, qui parle comme Joinville, comme Montaigne, et comme beaucoup d'autres:
«Miex ne voulsist estre mesel
Et ladres vivre en ung bordel