Bonicarde. Vieille femme.
- BONIFACE, s. m. Homme simple et même niais,—dans l'argot du peuple, auprès de qui la bonté n'a jamais été une recommandation.
- BONIFACEMENT, adv. Simplement, à la bonne franquette.
- BONIMENT, s. m. Discours par lequel un charlatan annonce aux badauds sa marchandise, qu'il donne naturellement comme bonne; Parade de pître devant une baraque de «phénomènes».
Par analogie, manœuvres pour tromper.
- BONIR, v. n. Se taire,—dans l'argot des marbriers de cimetière.
- BONIR, v. a. Dire, parler,—dans l'argot des voleurs.
- BONISSEUR, s. m. Celui qui fait l'annonce, le boniment. Argot des saltimbanques.
- BONJOUR (Vol au), s. m. Espèce de vol que son nom désigne clairement. Le chevalier d'industrie, dont c'est la spécialité, monte de bonne heure dans un hôtel garni, où on laisse volontiers les clés sur les portes, frappe au hasard à l'une de celles-ci, entre s'il n'entend pas de réponse, et, profitant du sommeil du locataire, fait main basse sur tout ce qui est à sa portée,—quitte à lui dire, s'il se réveille: «Bonjour, Monsieur; est-ce ici que demeure M.***?»
- BONJOURIER, s. m. Voleur au Bonjour.
On dit aussi: Chevalier grimpant,—par allusion aux escaliers que ce malfaiteur doit grimper.
- BON MOTIF, s. m. Mariage,—dans l'argot des bourgeois.
- BONNE, s. f. Chose amusante ou étonnante, bonne à noter.
En dire de bonnes. Raconter des histoires folichonnes.
En faire de bonnes. Jouer des tours excessifs.
- BONNE AMIE, s. f. Maîtresse,—dans l'argot des ouvriers.
Une expression charmante, presque aussi jolie que le sweetheart des ouvriers anglais, et qu'on a tort de ridiculiser.