Se donner une bosse de rire. Rire à ventre déboutonné.
- BOSSOIRS, s. m. pl. La gorge d'une femme,—dans l'argot des marins.
- BOTTER, v. a. Plaire, agréer, convenir,—dans l'argot du peuple.
- BOTTER, v. a. Donner un coup de pied au cul de quelqu'un.
- BOTTES DE NEUF JOURS, s. f. pl. Bottes percées,—dans l'argot des faubouriens,—qui disent aussi Bottes en gaieté.
- BOTTIER, s. m. Homme qui se plaît à donner des coups de botte aux gens qui ne lui plaisent pas.
On dit d'un artiste en ce genre: C'est un joli bottier.
- BOUANT, s. m. Cochon,—dans l'argot des voyous, sans doute à cause de la boue qui sert de bauge naturelle au porc.
- BOUBANE, s. f. Perruque,—dans l'argot des voleurs.
- BOUC, s. m. Cocu,—dans le même argot.
- BOUCAN, s. m. Vacarme; rixe de cabaret,—dans l'argot du peuple.
Faire du boucan. Faire du scandale,—ce que les Italiens appellent far bordello.
Donner un boucan. Battre ou réprimander quelqu'un.
- BOUCANADE, s. f. Corruption d'un témoin,—dans l'argot des voleurs, qui redoutent le boucan de l'audience.
Coquer la boucanade. Suborner un témoin.
- BOUCANER, v. n. Sentir mauvais, sentir le bouc,—dans l'argot des ouvriers.
- BOUCANER, v. n. Faire du bruit, du boucan.
- BOUCANEUR, s. et adj. Qui se débauche et hante les mauvais lieux.
Boucanière, s. f. Femme légère, qui vit plus volontiers dans les lieux où l'on fait du Boucan que dans ceux où l'on fait son salut.