- BOUCARD, s. m. Boutique,—dans l'argot des voleurs.
On dit aussi Boutogue.
- BOUCARDIER, s. m. Voleur qui dévalise les boutiques.
- BOUCHER, s. m. Médecin,—dans l'argot des voleurs, très petites maîtresses lorsqu'il s'agit de la moindre opération chirurgicale.
- BOUCHER UN TROU, v. a. Payer une dette,—dans l'argot des bourgeois.
- BOUCHON, s. m. Acabit, genre,—dans l'argot du peuple.
Être d'un bon bouchon. Être singulier, plaisant, cocasse.
- Bouchon, s. m. Cabaret.
On sait que les cabarets de campagne, et quelques-uns aussi à Paris, sont ornés d'un rameau de verdure,—boscus.
- BOUCHON, s. m. Bourse,—dans l'argot des voleurs, dont les ancêtres prononçaient bourçon.
- BOUCLAGE, s. m. Liens, menottes. Même argot.
- BOUCLÉ (Être), v. pron. Être emprisonné.
- BOUCLER, v. a. Fermer,—même argot.
Boucler la lourde. Fermer la porte.
- BOUCLEZOZE, s. m. Pain bis. Même argot.
- BOUDER, v. a. Avoir peur, reculer,—dans l'argot du peuple.
- BOUDER AUX DOMINOS, v. n. Avoir des dents de moins,—dans l'argot des faubouriens.
- BOUDIN, s. m. Verrou,—dans l'argot des voleurs.
- BOUDINS, s. m. pl. Mains trop grasses, aux doigts ronds, sans nodosités. Argot du peuple.
- BOUÉ, s. m., ou Bouée, s. f. Trou,—dans le même argot.
C'est un nom emprunté au patois manceau.