- BOUE JAUNE, s. f. L'or,—dans lequel pataugent si gaiement tant de consciences, heureuses de se crotter.
L'expression est de Mirabeau.
- BOUEUX, s. m. Celui qui ramasse la boue des rues de Paris et la jette dans un tombereau.
- BOUFFARD, s. m. Fumeur,—dans l'argot du peuple, qui a remarqué, sans doute, qu'en fumant on enfle ou bouffe les joues.
- BOUFFARDE, s. f. Pipe.
- BOUFFARDER, v. n. Fumer.
- BOUFFARDIÈRE, s. f. Estaminet, et, par extension, Cheminée. Argot des voleurs.
- BOUFFE-LA-BALLE, s. m. Gourmet, goinfre,—dans l'argot du peuple.
Se dit aussi d'un Homme dont le visage est un peu soufflé.
- BOUFFER (Se). Se battre—dans l'argot des faubouriens.
On dit aussi Se bouffer le nez.
- BOUFFER, v. n. Manger,—dans l'argot du peuple, qui aime les mots qui font image.
- BOUFFETER, v. n. Causer, bavarder. Argot des faubouriens.
- BOUGIE, s. f. Canne d'aveugle parce qu'elle sert à l'éclairer. Même argot.
- BOUGIE GRASSE, s. f. Chandelle. Même argot.
- BOUGON, s. et adj. Bourru, grondeur,—dans l'argot du peuple, qui pourtant ne sait pas que les abeilles sont appelées bugones, par onomatopée sans doute.
On dit aussi Bougonneur.
- BOUGONNER, v. a. et n. Gronder sans cesse et sans motif.
- BOUGRE, s. m. Homme robuste, de bons poings et de grand cœur,—dans l'argot du peuple, qui ne donne pas à ce mot le sens obscène qu'il a eu pendant longtemps.