Le vieux français avait Soudrille (soldat, ou plutôt soudard).
- SOUFFLANT, s. m. Pistolet,—dans le même argot.
- SOUFFLER, v. a. Prendre, s'emparer de quelque chose,—dans l'argot du peuple.
Souffler la maîtresse de quelqu'un. La lui enlever,—et, dans ce cas-là, souffler, c'est jouer... un mauvais tour.
- SOUFFLER DES POIS, v. n. Agiter ses lèvres en dormant pour expirer l'air par petits coups secs.
Les étudiants en médecine disent: Fumer sa pipe.
Dans l'argot du peuple, Souffler des pois, c'est Faire l'important.
- SOUFFLER SON COPEAU, v. a. Travailler,—dans l'argot des ouvriers.
- SOUFFLET, s. m. Le podex.
- SOUFFLEUR DE BOUDIN, s. m. Homme à visage rubicond.
- SOUILLON, s. f. Femme malpropre, fille à soldats. C'est la malkin des voyous anglais.
- SOUILLOT, s. m. Ivrogne, débauché, arsouille,—dans l'argot des faubouriens.
- SOULAGER, v. a. Alléger la poche de son voisin de la montre ou de la bourse qu'elle contenait.
- SOULAGER (Se), v. réfl. Meiere. Argot du peuple.
Se dit aussi à propos de la fonction du plexus mésentérique.
- SOULARD, adj. et s. Ivrogne.
- SOÛLER (Se). Se goinfrer de vin ou d'eau-de-vie à en perdre la raison.
- SOULEUR, s. f. Frayeur subite et violente, qui remue le cœur et soûle l'esprit au point que, pendant qu'elle dure, on ne sait plus ce que l'on fait.
Faire une souleur à quelqu'un. Lui faire peur.