- SOULEVER, v. a. Dérober adroitement,—dans l'argot des faubouriens.
- SOULIERS A MUSIQUE, s. m. pl. Qui craquent lorsqu'on les porte pour la première fois.
- SOULIERS-SEIZE, s. m. pl. Souliers très étroits (13 et 3),—dans l'argot ridiculement facétieux des bourgeois.
- SOULIERS SE LIVRANT A LA BOISSON, s. m. pl. Souliers usés, prenant l'eau,—dans l'argot des faubouriens.
- SOULOGRAPHE, s. m. Ivrogne abject. Argot des typographes.
- SOULOGRAPHIE, s. m. Ivrognerie dégoûtante.
- SOULOGRAPHIER (Se), v. réfl. S'enivrer crapuleusement.
- SOUPÇON, s. m. Très petite quantité,—dans l'argot du peuple.
On dit aussi Idée.
- SOUPE AU LAIT, s. f. Homme qui s'emporte pour un rien.
- SOUPE DE PERROQUET, s. f. Pain trempé dans du vin.
- SOUPE-ET-LE-BœUF (La), Bonheur conjugal,—c'est-à-dire ordinaire.
C'est une expression de la même famille que Pot-au-feu.
- SOUPENTE, s. f. Le ventre,—dans l'argot des faubouriens.
Le mot a été recueilli par Traviès.
- SOUPE-SEPT-HEURES, s. m. Homme qui a des habitudes de repas régulières,—dans l'argot du peuple, qui, en conservant cette expression, a conservé aussi la coutume qu'elle consacre.
- SOUPEUR, s. et adj. Viveur,—dans l'argot des gens de lettres.
- SOUPEUSE, s. f. Femme galante qui a pour spécialité de lever les hommes au souper,—c'est-à-dire de faire espalier avec d'autres à la porte des cafés du boulevard, vers les onze heures du soir, afin d'être priée à souper par les gens qui n'aiment pas à rentrer seuls chez eux. La soupeuse a une prime par chaque tête de bétail qu'elle amène au restaurant.
- SOUPIER, adj. et s. Grand mangeur de soupe. Argot du peuple.
- SOUPIR, s. m. Crepitus ventris,—dans l'argot des bourgeois.
Soupir de Bacchus. Éructation.
- SOUPIRER, v. n. Crepitum reddere.
- SOUQUER, v. a. Battre ou seulement Rudoyer. Argot du peuple.
- SOURICIÈRE, s. f. Cabaret suspect où se réunissent les voleurs et où ils se font arrêter par les agents de police, au courant de leurs habitudes.
Tendre une souricière. Surveiller les abords d'un de ces mauvais lieux-là.