- STROC, s. m. Chopine,—dans l'argot des voleurs.
Demi-stroc. Demi-setier.
On dit aussi Stron.
- STUC, s. m. Part d'un vol,—dans l'argot des voleurs, qui doivent s'estimer heureux de ne plus vivre au XVIIIe siècle, à une époque où un arrêt de la Cour du Parlement (22 juillet 1722) condamnait à être rompu vif un sieur Cochois, pour avoir recélé des vols, en avoir eu le stuc, et acheté le stuc des autres.
J'ai vu écrit Lestuc sur feuillet de garde du Langage de l'argot réformé, avec mention du sens dans lequel stuc est employé.
Être stuqué. Être instruit.
- STYLER QUELQU'UN, v. a. Lui faire la leçon, lui apprendre ce qu'il doit dire ou faire. Argot du peuple.
- SUAGE, s. m. Assassinat,—dans l'argot des voleurs.
Signifie aussi Chauffage.
- SUAGEUR, s. m. Chauffeur.
- SUBLIME COUP DE L'ÉTRIER, s. m. Le viatique, qu'on donne aux mourants avant leur départ pour le grand voyage,—dans l'argot de lord Pilgrim, aliàs Arsène Houssaye, qui a employé cette expression, d'un goût contestable, à propos des derniers moments de Proudhon.
- SUBLIMER, v. n. Travailler avec excès, la nuit spécialement,—dans l'argot des polytechniciens.
- SUBLIMER (Se). Se corrompre davantage, mais avec art,—dans l'argot des petites dames, qui ont une façon à elles de s'élever (sublimare).
- SUBTILISER, v. a. Dérober quelque chose, une tabatière ou un foulard,—dans l'argot des faubouriens.
- SUCCÈS D'ESTIME, s. m. Succès douteux, et pour ainsi dire nul,—dans l'argot des coulisses.
- SUCE-LARBIN, s. m. Bureau de placement pour les domestiques—dans l'argot des voleurs.
- SUCER LA FINE CÔTELETTE, v. a. Déjeuner à la fourchette.—dans l'argot des faubouriens.
- SUCER LA POMME (Se), v. réfl. S'embrasser; se bécotter.