Signifie aussi Pudenda mulieris.
- TOITURE, s, f. Chapeau, coiffure quelconque,—dans l'argot des faubouriens.
- TOLÈDE (De). Excellent, de premier choix,—dans l'argot des gens de lettres, qui disent cela à propos de tout, en souvenir ironique des fameuses lames de Tolède des Romantiques.
- TOLLARD, s. m. Bureau,—dans l'argot des voleurs.
- TOMBEAU, s. m. Le lit,—dans l'argot des ouvriers, qui s'y enterrent chaque soir avec plaisir, et s'en relèvent chaque matin avec ennui.
- TOMBER, v. a. Faire tomber; terrasser;—dans l'argot des amis du pugilat.
- TOMBER, v. a. Écraser sous le poids de son éloquence ou de ses injures,—dans l'argot des gens de lettres.
- TOMBER A PIC, v. n. Arriver à propos,—dans l'argot du peuple, qui emploie cette expression aussi bien à propos des gens que des choses.
- TOMBER DANS LE BœUF, v. n. Devenir pauvre, misérable,—dans l'argot des ouvriers.
- TOMBER DE LA POÊLE DANS LA BRAISE, v. n. N'éviter un petit ennui que pour tomber dans un plus grand; n'avoir pas de chance. Argot du peuple.
C'est l'Incidit in Scyllam, cupiens vitare Charybdim des lettrés.
- TOMBER DESSUS, v. n. Maltraiter en paroles ou en action.
- TOMBER EN FIGURE. Se trouver face à face avec un individu qu'on cherche à éviter, ennemi ou créancier.
- TOMBER MALADE, v. n. Être arrêté. Argot des voleurs.
- TOMBER PILE, v. n. Choir sur le dos. Argot du peuple.
- TOMBER SOUS LA COUPE DE QUELQU'UN, v. n. Être à sa merci; vivre sous sa dépendance.
- TOMBER SUR LE DOS ET SE CASSER LE NEZ. Se dit d'un homme à qui rien ne réussit.
- TOMBER SUR LE DOS ET SE FAIRE UNE BOSSE AU VENTRE. Se dit d'une jeune fille qui, comme Ève, a mordu dans la fatale pomme, et, comme elle, en a eu une indigestion de neuf mois.
- TTOMBER SUR UN COUP DE POING. Recevoir un coup de poing sur le visage et mettre les avaries qui en résultent sur le compte d'une chute.
- TOMBER UNE BOUTEILLE. La vider, la boire.
- TOMBEUR, s. m. Lutteur; homme qui tombe ses rivaux.
- TOMBEUR, s. m. Acteur plus que médiocre, et, à cause de cela, habitué à compromettre le succès des pièces dans lesquelles il joue. Argot des coulisses.
- TOMBEUR, s. m. Éreinteur, journaliste hargneux.
- TONDEUR D'œUFS, s. m. Homme méticuleux, tracassier, insupportable par ses minuties, par sa recherche continuelle de la petite bête. Argot du peuple.
- TONDRE, v. a. Tailler les cheveux, les raser,—dans l'argot du peuple, qui prend les hommes pour des chiens et les industriels à sellette du Pont-Neuf pour des Figaros.
C'est ainsi que les vieux grognards, par une sorte d'irrévérence amicale, appelaient Napoléon le Petit Tondu...
La Fontaine a employé cette expression dans un de ses Contes:
«Incontinent de la main du monarque
Il se sent tondre...»
Au fait, pourquoi rougirait-on de dire Tondre, puisque l'on ne rougit pas de dire Tonsure?
- TONNEAU, s. m. Degré; qualité d'une chose ou d'une personne, ironiquement.
Être d'un bon tonneau. Être ridicule.