- TOC, adj. et s. Laid; mauvais—en parlant des gens et des choses. Argot des petites dames et des bohèmes.
C'est toc. Ce n'est pas spirituel.
Femme toc. Qui n'est pas belle.
- TOCANDINE, s. f. Femme entretenue; drôlesse à la mode,—toquée.
Le mot date de 1856-57.
- TOCARD, s. m. Vieux galantin.
- TOCARDE, s. f. Vieille coquette.
- TOCASSE, adj. Méchant,—dans l'argot des voleurs.
- TOCASSERIE, s. f. Méchanceté.
- TOCASSON, s. f. Femme laide, ridicule et prétentieuse,—dans l'argot de Breda-Street.
On dit aussi Tocassonne.
- TOILE D'EMBALLAGE, s. f. Linceul,—dans l'argot des faubouriens, qui font allusion à la serpillière de l'hôpital.
- TOILES SE TOUCHENT (Les) Se dit—dans l'argot du peuple—lorsqu'on n'a pas d'argent en poche.
- TOILETTE, s. f. Morceau de serge verte dans lequel les cordonniers enveloppent les souliers qu'ils portent à leurs pratiques: morceau de percaline noire dans lequel les tailleurs enveloppent les vêtements qu'ils portent à leurs clients.
- TOILETTE, s. f. Coupe des cheveux et de la barbe des condamnés à mort,—dans l'argot des prisons.
On dit aussi Fatale toilette.
- TOISER, v. a. Juger des qualités ou des vices de quelqu'un,—dans l'argot du peuple, pour qui un homme toisé est un homme jugé et souvent condamné.
- TOISON, s. f. Chevelure opulente, absalonienne,—dans l'argot du peuple, qui parle comme écrivait Rabelais: «Comme tomba la rousée sus la toison de Gédéon,» dit Panurge effrayé des paroles dégelées qui planent au dessus de sa tête. (Liv. IV, ch. LV.)