- TIRER LE CANON, v. a. Conjuguer le verbe pedere,—dans le même argot.
On dit aussi Tirer le canon d'alarme.
- TIRER LE CHAUSSON, v. a. S'enfuir,—dans l'argot des faubouriens.
Signifie aussi se battre.
- TIRER LE DIABLE PAR LA QUEUE, v. a. Mener une vie besogneuse d'où les billets de banque sont absents, remplacés qu'ils sont par des billets impayés. Argot des bohèmes.
On dit aussi Tirer la Ficelle ou la corde.
- TIRER LES PATTES (Se), v. réfl. S'ennuyer,—dans l'argot des typographes, à qui il répugne probablement de s'étirer les bras.
- TIRER SA COUPE. S'en aller, s'enfuir,—dans l'argot des faubouriens.
- TIRER SA LONGE, v. a. Marcher avec difficulté par fatigue ou par vieillesse,—dans l'argot des faubouriens.
- TIRER SES GUÊTRES, v. a. S'en aller de quelque part, s'enfuir,—dans l'argot du peuple.
On disait autrefois Tirer ses grègues.
- TIRER SON PLAN. Faire son temps de prison ou de bagne,—dans l'argot des voleurs.
- TIRER UNE DENT, v. a. Escroquer de l'argent à quelqu'un en lui contant une histoire.
- TIREUR, s. m. Pick-pocket.
- TIREUSE DE VINAIGRE, s. f. Femme de mauvaises mœurs; drôlesse,—dans l'argot du peuple.
- TIROIR DE L'œIL, s. m. Celui qui contient le produit de la gratte,—dans l'argot des tailleurs.
- TISANIER, s. m. Infirmier d'hôpital, chargé de distribuer la tisane aux malades.
- TITI, s. m. Gamin, voyou,—dans l'argot des gens de lettres.
- TOC, s. m. Cuivre,—dans l'argot des faubouriens.
Signifie aussi Bijoux faux.