Boire un bouillon. Perdre de l'argent dans une affaire.
- BOUILLON, s. m. Pluie,—dans l'argot du peuple.
Bouillon qui chauffe. Nuage qui va crever.
- BOUILLON AVEUGLE, s. m. Bouillon gras qui n'est pas assez gras, dont on ne voit pas les yeux. Même argot.
- BOUILLON DE CANARD, s. m. Eau.
- BOUILLON D'ONZE HEURES, s. m. Breuvage empoisonné.
Prendre un bouillon d'onze heures. Se suicider par le poison.
- BOUILLONNER, v. n. Perdre de l'argent dans une affaire, boire un bouillon.
- BOUILLON POINTU, s. m. Lavement.
- BOUILLON POINTU, s. m. Coup de baïonnette,—dans l'argot des troupiers.
- BOUILLONS, s. m. Livres ou journaux invendus.
- BOUIS, s. m. Fouet,—dans l'argot des voleurs.
- BOUISER, v. a. Donner le fouet ou du fouet,—selon qu'il s'agit d'un enfant ou d'un cheval.
- BOULANGE, s. f. Apocope de Boulangerie. Argot des ouvriers.
- BOULANGER DES AMES, s. m. Le diable,—dans l'argot des voleurs.
- BOULE, s. f. Foire,—dans le même argot.
- BOULE, s. f. Tête,—dans l'argot du peuple.
Bonne boule. Physionomie grotesque.
Perdre la boule. Ne plus savoir ce que l'on fait.
- BOULE DE NEIGE, s. f. Nègre,—par une antiphrase empruntée à nos voisins d'outre-Manche, qui disent de tout oncle Tom: Snow-ball,—quand ils n'en disent pas: lily-white (blanc de lis).
- BOULE DE SIAM, s. f. Tête ridicule, figure grotesque, ayant quelque ressemblance avec le disque percé de deux trous qui sert au jeu de quilles.
- BOULE DE SON, s. f. Pain,—dans l'argot des prisons.
- BOULE DE SON, s. f. Figure marquée de taches de rousseur,—dans l'argot des faubouriens.
- BOULENDOS, s. m. Bossu,—dans l'argot des voyous.
Ils disent aussi Bosco, Bossemar.