- BOULER, v. n. Aller, rouler,—dans le même argot.
- BOULER, v. a. Pousser quelqu'un brusquement, le secouer brutalement. Argot du peuple.
S'emploie aussi, au figuré, pour gronder, faire d'énergiques reproches.
- BOULE ROUGE, s. f. Fille ou femme galante qui habitait le quartier de la Boule-Rouge, dans le faubourg Montmartre.
Comme les mots ne manqueront jamais aux hommes pour désigner les femmes,—du moins une certaine classe de femmes,—ce nom, qui succédait à celui de lorette et qui date de la même époque, a été lui-même remplacé par une foule d'autres, tels que: filles de marbre, prè-catelanières, casinettes, musardines, etc., selon les localités.
- BOULES DE LOTO, s. f. Yeux gros et saillants,—dans l'argot du peuple, qui ne sait pas que Junon les avait ainsi, et à qui peut-être la chose est parfaitement indifférente.
- BOULET A CÔTES, s. m. Melon,—dans l'argot des faubouriens.
Ils disent aussi Boulet à queue.
- BOULET JAUNE, s. m. Potiron,—dans l'argot des voyous.
- BOULETTE, s. f. Bévue, erreur plus ou moins grave. Argot du peuple.
- BOULEUSE, s. f. Actrice qui joue tous les rôles, et principalement ceux dont ses camarades, les chefs d'emploi, ne veulent pas. Argot des coulisses.
- BOULINER, v. a. Voler,—quand cela exige qu'on fasse des boulins (ou trous) aux murs d'une maison ou aux volets d'une boutique.
Les escrocs des siècles passés disaient bouler.
- BOULINGUER, v. a. Déchirer,—dans l'argot des voleurs.
Signifie aussi gouverner, conduire,—dans l'argot des vagabonds, qui savent si mal se boulinguer eux-mêmes.