- TOQUEMANN, s. m. Excentrique, extravagant, toqué,—dans l'argot des petites dames.
- TOQUER (Se), v. réfl. S'enthousiasmer pour quelqu'un ou pour quelque chose; s'éprendre subitement d'amour pour un homme ou pour une femme.
- TORCHE-CUL, s. m. Journal,—dans l'argot du peuple, qui ne prise la politique et la littérature que comme aniterges.
- TORCHER (Se), v. réfl. Se battre.
- TORCHER (Se). Se servir d'une aniterge.
- TORCHER DE LA TOILE, v. a. Se hâter de faire une chose, aller rapidement vers un but,—dans l'argot des ouvriers qui ont servi dans l'infanterie de marine.
- TORCHER LE CUL DE... (Se). Faire peu de cas, mépriser profondément,—dans l'argot du peuple, qui, par une hyperbole un peu forte, dit cela à propos des gens comme à propos des choses.
- TORCHER LE NEZ (S'en). Se passer d'une chose.
- TORCHON BRÛLE (Le). Se dit de deux amants qui se boudent, ou de deux amis qui sont sur le point de se fâcher.
- TORDRE LE COU A UNE BOUTEILLE. La boire,—dans l'argot du peuple.
- TORDRE LE COU A UN LAPIN. Le manger.
- TORD-BOYAUX, s. m. Eau-de-vie,—dans l'argot des faubouriens.
- TORGNOLE, s. f. Soufflet ou coup de poing,—dans l'argot du peuple.
- TORPIAUDE, s. f. Femme de mauvaise vie,—dans l'argot des paysans de la banlieue.
- TORPILLE, s. f. Femme galante. Circé parisienne qui ravit les hommes et les change en bêtes.
Le mot est de H. de Balzac, qui l'a appliqué à une de ses héroïnes, la courtisane Esther.
Torpille d'occasion. Fille de trottoir.
Se rebomber le torse. Manger copieusement.
Se velouter le torse. Boire un canon de vin ou d'eau-de-vie.
- TORSE, s. m. Tournure, élégance,—dans l'argot des artistes et des gens de lettres.
Poser pour le torse. Marcher en rejetant la poitrine en avant pour montrer aux hommes, quand on est femme, combien on est avantagée, ou pour montrer aux femmes quand on est homme, quel gaillard solide on est.
- TORSEUR, s. m. Homme qui fait des effets de torse.
Expression créée par N. Roqueplan.