- TORTILLARD, s. m. Fil de fer,—dans l'argot des voleurs.
- TORTILLARD, s. m. Boiteux,—dans l'argot des faubouriens.
- TORTILLER, v. a. et n. Manger.
- TORTILLER, v. n. Faire des façons, hésiter,—dans l'argot du peuple, qui n'emploie jamais ce verbe qu'avec la négative.
Il n'y a pas à tortiller. Il faut se décider tout de suite.
On dit aussi Il n'y a pas à tortiller des fesses ou du cul.
- TORTILLER, v. n. Avouer, dans l'argot des voleurs.
- TORTILLER DE L'œIL, v. n. Mourir,—dans l'argot des faubouriens.
Ils disent aussi Tourner de l'œil et Être tortillé.
- TORTILLETTE, s. f. Bastringueuse, fille qui se déhanche exagérément en dansant.
Se dit aussi d'une Petite dame qui tortille de la crinoline en marchant, pour allumer les hommes qui la suivent.
- TORTILLON, s. m. Petite servante, fillette.
- TORTORER, v. a. et n. Manger,—dans l'argot des marbriers de cimetière.
- TORTU (Le), s. m. Le vin,—dans l'argot des voleurs, qui, fils de la terre pour la plupart, savent que la vigne est une plante sarmenteuse, contournée, torte, et qui ont voulu donner son nom à son produit.
- TOUCHE, s. f. Physionomie, façon d'être, allure,—dans l'argot du peuple, qui emploie ordinairement ce mot en mauvaise part.
Bonne touche. Tête grotesque.
Avoir une sacrée touche. Être habillé ridiculement ou pauvrement.