Les traditions—à la Comédie française,—sont des conventions auxquelles il ne saurait être dérogé sans blesser le goût... des vieux amateurs de l'orchestre.
- TRAIN, s. m. Vacarme, rixe de cabaret,—dans l'argot du peuple.
Signifie aussi Émeute. Il y aura du train dans Paris. On fera des barricades et l'on se battra.
Originairement le mot signifiait Prostibulum, et, par une métonymie fréquente dans l'Histoire des mots, la cause est devenue l'effet. De même pour Bousin.
- TRAIN (Du)! Vite!—dans l'argot des petites dames.
- TRAIN (Être en). Commencer à se griser,—dans l'argot des bourgeois.
- TRAÎNE, s. f. Queue de robe exagérée mise à la mode, en ces derniers temps, par les traînées, qui s'ingénient à gaspiller les étoffes.
- TRAÎNÉE, s. f. Fille de mauvaise vie,—dans l'argot du peuple.
- TRAÎNE-GUÊTRES, s. m. Vagabond; flâneur.
- TRAÎNE-PAILLASSE, s. m. Fourrier,—dans l'argot des troupiers.
On dit aussi Gratte-papier et Rogneur de portions.
- TRAÎNER LA SAVATE, v. a. Être misérable, n'avoir rien à se mettre sous la dent ni aux pieds,—dans l'argot des bourgeois, qui ne manquent ni de bottes, ni de pain.
C'est le to shuffle along des Anglais.
- TRAÎNER LE CHEVAL MORT, v. a. Avoir du travail payé d'avance,—dans l'argot des ouvriers.
On dit aussi Faire du chien.