Faire des traits à sa femme. La tromper en faveur d'une autre, la trahir.
- TRALALA, s. m. Embarras, cérémonies; luxe de toilette.—dans l'argot du peuple.
Se mettre sur son tralala ou sur son grand tralala. S'habiller coquettement, superbement.
- TRANCHE-ARDENT, s. m. Mouchettes,—dans l'argot des voleurs, qui ont emprunté cette expression aux Précieuses.
- TRANQUILLE COMME BAPTISTE, adj. Extrêmement sage, calme, tranquille,—dans l'argot du peuple.
- TRAPILLON, s. m. Bande de bois qui bouche les coulisseaux ou rainures dans lesquelles glissent les décors, lorsqu'on enlève ces décors. Argot des machinistes.
- TRAVAIL, s. m. Chose difficile à faire,—dans l'argot des saltimbanques.
Beau travail. Tour extraordinaire ou nouveau.
- TRAVAIL, s. m. Action de manger,—dans l'argot des francs-maçons.
- TRAVAILLER, v. n. Voler.
- TRAVAILLER, v. n. Aller au persil.
- TRAVAILLER LE CADAVRE, v. a. Battre quelqu'un, au propre, ou en médire, au figuré,—dans l'argot des faubouriens.
On dit aussi travailler les côtes.
- TRAVAILLER LE SUCCÈS, v. a. Être chef de claque dans un théâtre. Argot des coulisses.
- TRAVAILLER POUR LE ROI DE PRUSSE, v. n. Faire un travail mal payé, ou pas payé du tout,—dans l'argot du peuple, à qui sans doute on a fait croire que les successeurs du grand Frédéric payaient leurs soldats fort chichement.
On dit aussi Travailler pour la gloire et Travailler gratis pro Deo.
- TRAVAILLER POUR M. DOMANGE, v. n. Manger.
- TRAVAILLER QUELQU'UN, v. a. L'obséder d'une chose, insister afin d'obtenir ce qu'on lui demande; revenir souvent à la charge auprès de lui.
- TRAVAILLEUSE, s. f. Giton,—dans l'argot des voleurs.
- TRAVERSE (En), adv. Travaux forcés à perpétuité,—dans l'argot des voleurs.