- BOURRIQUE, s. f. Imbécile,—dans l'argot du peuple, qui calomnie l'âne.
Tourner en bourrique. S'abrutir ne plus savoir ce que l'on fait.
Faire tourner quelqu'un en bourrique. L'obséder de reproches ou d'exigences ridicules.
- BOURRIQUE A ROBESPIERRE, s. f. Animal aussi fantastique que la bête du Gévaudan, que le peuple se plaît à mettre à toutes les sauces, sans qu'on sache pourquoi. Quand il a dit: Bête (ou saoûl, ou méchant) comme la bourrique à Robespierre, c'est qu'il n'a pas trouvé de superlatif péjoratif plus énergique.
- BOURSICOT, s. m. Porte-monnaie et l'argent qu'il contient. Même argot.
- BOURSICOTER, v. n. Economiser, mettre de l'argent de côté.
Signifie aussi Faire de petites opérations de Bourse.
- BOURSICOTEUR, s. m. Courtier marron de Bourse.
On dit aussi Boursicotier.
- BOURSILLONNER, v. n. Contribuer pour une petite somme à quelque dépense commune.
- BOUSCAILLE, s. f. Boue.—Argot des voleurs.
- BOUSCAILLEUR, s. m. Balayeur.
- BOUSILLER, v. a. Faire vite et mal,—dans l'argot du peuple, qui sait avec quel sans-façon et quelle rapidité les maçons bâtissent les maisons des champs, avec du crachat et de la boue, ou mieux de la bouse.
- BOUSILLEUR, s. m. Ouvrier qui fait de mauvais ouvrage,—parce qu'il le fait trop vite et sans soin.
- BOUSILLEUSE, s. f. Femme qui gaspille volontiers ses robes et l'argent qu'elle gagne,—sans rien faire.
- BOUSIN, s. m. Vacarme, scandale,—dans l'argot du peuple.
Faire du bousin. Faire du tapage du scandale; se battre à coups de chaises, de tables et de bouteilles.
- BOUSIN, s. m. Maison mal famée; cabaret borgne. Argot du du peuple.