On dit aussi Du vent! De la mousse!
- VENT DESSUS, VENT DEDANS (Être). Être en état d'ivresse,—dans l'argot des marins.
- VENTERNE, s. f. Fenêtre par où passe le vent,—dans l'argot des voleurs.
Doubles venternes. Lunettes.
- VENTERNIER, s. m. Voleur qui s'introduit dans les maisons par la fenêtre au lieu d'y entrer par la porte.
- VENTRE BÉNIT, s. m. Bedeau, chantre, sacristain,—dans l'argotdu peuple, qui suppose à tort que les gens d'église se nourrissent exclusivement de painbénit.
- VENTRE DE MA MÈRE (C'est le). Expression du même argot signifiant: Je ne retournerai plus dans cet endroit, je ne me mêlerai plus de cette affaire.
- VENTRE D'OSIER, s. m. Ivrogne.
- VENTRÉE, s. f. Réfection copieuse.
Se foutre une ventrée. Se donner une indigestion.
- VENTRILOQUE, s. et adj. Crepitator et même emittens ventris flatum.
- VENTROUILLER, v. n. Ventris flatum emittere.
- VENTRU, s. m. Député du centre, satisfait,—dans l'argot des journalistes libéraux du règne de Louis-Philippe.
- VER COQUIN, s. m. Caprice, fantaisie, hanneton,—dans l'argot du peuple, qui parle comme écrivait Régnier:
«.... Mon vice est d'être libre,
D'estimer peu de gens, suivre mon ver coquin,
Et mettre au même taux le noble et le faquin.»
a dit le vieux Mathurin.
- VÉREUX, se, adj. Homme d'une probité douteuse; chose d'une honnêteté problématique.
- VERGNE, s. f. Ville,—dans l'argot des voleurs.
Deux plombes crossent à la vergne. Deux heures sonnent à la ville.