- VERMICHELS, s. m. pl. Les veines du corps,—dans le même argot.
- VERMILLON, s. m. Anglais,—dans le même argot.
- VERMINE, s. f. Avocat.—dans le même argot.
- VERMINE, s. f. La populace,—dans l'argot des bourgeois.
- VERMOIS, s. m. Sang,—dans l'argot des voleurs.
- VERMOISE, adj. De couleur rouge.
- VÉROLE, s. f. Syphilis,—dans l'argot du peuple, qui parle comme écrivait Marot:
«Il mourut l'an cinq cens et vingt
De la verolle qui lui vint.»
On dit aussi Grosse vérole, pour la distinguer de l'autre—la Petite vérole.
- VÉROLEUSE, s. f. Fille ou femme de mauvaise vie, qui s'expose à donner ce qu'elle est exposée à recevoir.
- VERRE DE MONTRE, s. m. Le derrière de l'homme,—dans l'argot des faubouriens.
Casser le verre de sa montre. Tomber sur le derrière.
- VER RONGEUR, s. m. Voiture de remise ou de place a l'heure,—dans l'argot des petites dames.
- VERSEUR, s. m. Garçon chargé de verser le café aux consommateurs.
- VERSIGO, n. de l. Versailles, dans l'argot des voleurs.
- VERSIONNAIRE, s. m. Humaniste qui, pour vivre, compose en version latine pour les candidats bacheliers dont la bourse est mieux garnie que la cervelle.
- VERT, s. m. Froid,—dans l'argot des voleurs.
Il fait vert. Il fait froid.
- VERTE, s. f. Verre d'absinthe,—dans l'argot des absintheurs.
Heure où la verte règne dans la nature. Cinq heures du soir.
- VERTIGO, s. m. Lubie, caprice,—dans l'argot du peuple, à qui les gens fantasques semblent justement atteints de vertige, qu'au XVIe siècle on prononçait vertigue.
- VERTU, s. f. Femme vertueuse,—ou affichant un grand rigorisme de conduite.
- VERVER, v. n. Pleurer,—dans l'argot des voleurs.
- VERVEUX, s. m. Crinoline,—dans l'argot des paysans des environs de Paris, qui trouvent une ressemblance entre ce filet à cerceaux et cette jupe à cage.
- VESPASIENNES, s. f. pl. Water-closets montés sur essieux, qui circulaient dans Paris vers les premières années du règne de Louis-Philippe. Ce nom leur avait été donné en souvenir de l'empereur romain qui spéculait sur toutes les gadoues de son empire.