S'applique aussi à l'autre sexe.
Montrer toute sa boutique. Relever trop haut sa robe dans la rue, ou la décolleter trop bas dans un salon.
Esprit de boutique. Esprit de corps.
Être de la boutique. Être de la maison, de la coterie.
- BBoutiquer, v. a. Faire à contre-cœur; arranger mal une chose. Argot du peuple.
- BOUTON, s. m. Passe-partout. Argot des voleurs.
- BOUTON, s. m. Louis d'or. Argot des maquignons.
- BOVARISME, s. m. Hystérie littéraire, réalisme ægypanesque dans le genre du roman de G. Flaubert, madame Bovary. L'expression a été créée par Barbey d'Aurevilly, à propos de son étude sur l'Antoine Quérard de Ch. Bataille.
- BOXON, s. m. Mauvais lieu habité par de jolies filles,—dans l'argot des faubouriens.
- BOYAU ROUGE, s. m. Bon buveur,—dans l'argot du peuple qui a emprunté cette expression à la Bourgogne.
- BRADER, v. a. et n. Vendre à vil prix. Argot des marchands de bric-à-brac.
- BRAILLANDE, s. f. Caleçon, braies. Argot des voleurs.
- BRAILLARD, s. m. Mauvais chanteur. Argot du peuple, qui dit plutôt: Gueulard.
- BRAILLER, v. n. Chanter.
- BRAIRE, v. n. Pleurer.
C'est un vieux mot. On le trouve dans la Chanson de Roland.
- BRAISE, s. f. Argent monnayé,—dans l'argot des filles.
Abouler de la braise. Donner de l'argent à une fille pour être aimé d'elle, ou à un voleur pour n'être pas tué par lui.
- BRAISER, v. n. Payer, dépenser de la braise.