- BROSSÉE, s. f. Coups donnés ou reçus,—dans l'argot du peuple.
- BROSSER, v. a. Donner des coups.
Signifie aussi Gagner une partie de billard.
Se faire brosser, v. réfl. Se faire battre,—au propre et au figuré.
- BROSSER LE VENTRE (Se), v. réfl. Se passer de manger, et coucher sans souper.
- BROUÉE, s. f. Coups donnés ou reçus,—dans l'argot des faubouriens, qui parfois se décousent ainsi les brouailles.
- BROUILLARDS (Être dans les). Être gris à n'y voir plus clair pour se conduire.
- BROUILLÉ AVEC LA MONNAIE, s. et adj. Pauvre, ruiné,—dans l'argot au peuple.
On disait autrefois Brouillé avec les espèces.
- BROUSSAILLES (Être dans les). Être en état d'ivresse, à en perdre son chemin et à en donner du nez contre les haies, au lieu de suivre le pavé du roi ou de la république.
- BROUTE, s. m. Pain,—dans l'argot des faubouriens.
Ne serait-ce pas par hasard une corruption du Brod allemand?
- BROUTER, v. a. Manger.
- BROUTEUR SOMBRE, s. m. Homme mélancolique, qui mange tout seul.
- BROYEUR DE NOIR EN CHAMBRE, s. m. Ecrivain mélancolique; personne qui se suicide à domicile.
- BRUGE, s. m. Serrurier.—dans l'argot des voleurs.
- BRUGERIE, s. f. Serrurerie, parce que cela se ronge vite βρυχω ([grec: bruchô]), dirait M. Lorédan Larchey dans son ardeur d'étymologiste.
- BRÛLAGE, s. m. Déconfiture générale de l'homme brûlé.
L'expression appartient à Balzac.
- BRÛLANT, adj. Délicat, scabreux, difficile.