Actualité brûlante. Actualité on ne peut plus actuelle, pour ainsi dire.
- BRÛLÉ (Être). N'inspirer plus aucune confiance dans les endroits où l'on était bien reçu, où l'on avait crédit sur sa mine. Argot des bohèmes et des escrocs.
- BRÛLÉ (Être). Être déjoué par la police, dans l'argot des voleurs.
- BRÛLÉE, s. f. Coups donnés ou reçus,—dans l'argot du peuple.
Foutre une brûlée. Battre lesennemis dans l'argot des troupiers.
Recevoir une brûlée. Être battu par eux.
- BRÛLE-GUEULE, s. m. Pipe très courte et très culottée,—dans l'argot du peuple et des artistes.
- BRÛLER, v. n. Approcher du but, être sur le point de découvrir une chose,—dans l'argot des enfants et des grandes personnes, qui devinent, les uns qui savent à quoi on s'expose en s'approchant du feu.
- BRÛLER, v. a. Dépasser une voiture,—dans l'argot des cochers qui se plaisent à ce jeu dangereux, malgré les conseils de la prudence et les règlements de la police.
- BRÛLER A LA RAMPE (Se). Jouer pour soi sans se préoccuper de la pièce. Argot des coulisses.
- BRÛLER DU SUCRE, v. a. Recevoir des applaudissements,—dans le même argot.
- BRÛLER LA POLITESSE, v. a. Disparaître sans avertir,—dans l'argot des bourgeois.
- BRÛLER LE PÉGRIOT, v. a. Faire disparaître les traces d'un vol. Argot des prisons.
- BRÛLER LES PLANCHES, v. a. Avoir l'habitude de la scène, jouer un rôle avec aplomb. Argot des coulisses.
- BRÛLER SA CHANDELLE PAR LES DEUX BOUTS , v. a. Faire des dépenses extravagantes,—dans l'argot des bourgeois.
- BRÛLOT, s. m. Petit punch à l'eau-de-vie.
- BRUTAL, s. m. Canon,—dans l'argot du peuple, qui a quelquefois à se plaindre de cet ultima ratio regum.
- BU, adj. Ivre,—dans l'argot du peuple.
- BUCHE, s. f. Bois à graver,—dans l'argot des graveurs.
- BÛCHE, s. f. Pièce à faire,—dans l'argot des tailleurs.
- BÛCHE, s. f. Imbécile,—dans l'argot du peuple.
- BÛCHE PLOMBANTE, s. f. Allumette chimique, dans l'argot des voleurs.
- BÛCHER, v. n. Travailler avec énergie, avec assiduité. Argot du peuple.
- BÛCHER, v. a. Frapper, battre,—dans le même argot.
Se bûcher. Echanger des coups.
- BÛCHERIE, s. f. Rixe populaire, souvent sanglante, quoique à coups de pied et de poing seulement.
- BÛCHEUR, s. m. Piocheur.
- BBULL-PARK. Le jardin Bullier,—dans l'argot des étudiants.
- BUQUER, v. n. Voler dans les boutiques sous prétexte d'y demander de la monnaie.
- BURELIN, s. m. Bureau,—dans l'argot des voyous.
- BURETTES, s. f. pl. Paire de pistolets,—dans l'argot des faubouriens.
- BUSARD, s. f. Niais; homme incapable, paresseux, impropre à quoi que ce soit. Argot du peuple.
On dit aussi Buse et Buson.
- BUSTINGUE, s. f. Garni où couchent les bateleurs, les Savoyards, les montreurs de curiosités. Argot des voleurs.
- BUTE, s. f. L'échafaud que doivent gravir ceux qui ont buté quelqu'un. Même argot.
- BUTER, v. a. Assassiner,—dans l'argot des voleurs, qui ont un salutaire effroi de la bute.
- BUTEUR, s. m. Le bourreau,—qui tue ceux qui ont tué, et bute ceux qui ont buté.
- BUTRE, s. f. Plat,—dans l'argot des voleurs.
- BUVAILLER, v. a. Boire peu, ou à petits coups. Argot du peuple.
- BUVAILLEUR, s. m. Homme qui ne sait pas boire.
- BUVETTE, s. f. Endroit du mur du cimetière par où passent les marbriers pour aller chercher des liquides prohibés à la douane du gaffe en chef.
- BYRONIEN, adj. et s. Homme fatal, style mélancolique,—dans l'argot des gens de lettres.
- BYRONISME, s. m. Maladie littéraire et morale, à la mode il y a quarante ans, aujourd'hui presque disparue.