- CACHEMIRE, s. m. Torchon,—dans l'argot ironique des faubouriens.
Donner un coup de cachemire sur une table. L'essuyer.
- CACHEMIRE D'OSIER, s. m. Hotte,—dans l'argot des chiffonniers.
Ils disent aussi Cabriolet, et Carquois d'osier.
- CACHE-MISÈRE, s. m. Vêtement ample, boutonné jusqu'au menton et dissimulant tant bien que mal l'absence de la chemise. Argot du peuple.
- CACHEMITE, s. f. Cachot,—dans l'argot des voleurs.
- CACHER, v. a. et n. Manger,—dans l'argot des faubouriens.
- CACHET DE LA RÉPUBLIQUE, s. m. Coup de talon de botte sur la figure. Argot des voyous.
- CACHET DE M. LE MAIRE, s. m. Tache breneuse à la chemise. Argot du peuple.
- CACHOTTERIE, s. f. Mystère fait à propos de choses qui n'en valent pas la peine. Même argot.
- CACHOTTIER, s. m. Homme sournois, mystérieux, qui ne confie rien à personne.
- CADAVRE, s. m. Synonyme de corps. Même argot.
Se mettre quelque chose dans le cadavre. Manger.
- CADAVRE, s. m. Secret qu'on a intérêt à cacher,—faute ou crime, faiblesse ou malhonnêteté. Argot des gens de lettres.
Savoir où est le cadavre de quelqu'un. Connaître son secret, savoir quel est son vice dominant, son faible.
- CADÈNE, s. f. Chaîne de cou,—dans l'argot des voleurs, dont les pères ont jadis fait partie de la Grande Cadène qui allait de Paris à Toulon ou à Brest.
- CADET, s. m. Outil pour forcer les portes. Même argot.
- CADET, s. m. Les parties basses de l'homme, «la cible aux coups de pied». Argot du peuple.
Baiser Cadet. Faire des actions viles, mesquines, plates.